Nous sommes 16 adhérents réunis ce dimanche matin de janvier sur le parking du mémorial de la tour Beaumont au Mont Faron pour une randonnée concoctée par nos amis Philippe et Bernard. Le ciel est d'un bleu immaculé comme souvent lors de nos hivers varois. Il n'y a pas de vent, toutes les conditions sont réunies pour nous garantir une belle balade.
Nos premiers pas nous mènent sur le flanc nord du Faron très escarpé, les Retranchements du Pas de Leydet. On y trouve les vestiges d'anciennes fortifications et de douves.
Plus loin, nous atteignons une première fortification, la Caserne du Centre ou Caserne du Pas de la Masque construite en 1763 par l'architecte militaire Nicolas-François Milet de Monville afin de protéger et contrôler un point d'accès.Nous continuons notre progression vers l'est le long d'une crête qui offre une vue splendide sur la vallée de Dardennes dominée au nord par le mont Caume et le village du Revest.
Nous atteignons enfin le point le plus haut du mont à 584 mètres où nous effectuons la traditionnelle photo de groupe.Une récente tempête qui a sévi sur Toulon y a laissé des traces comme ce pin tombé au milieu de la route.Nous arrivons ensuite à l'extrémité est du massif au niveau du fort de la Croix Faron qui doit son nom à une croix placée ici il y a très longtemps. C'est un point stratégique important occupé dès sa construction en 1707 par les troupes anglo-savoyardes du duc Victor-Amédée. A partir d'ici, nous rebasculons du côté sud de la montagne qui nous offre une vue unique sur la ville de Toulon et de sa banlieue.
Nous approchons de midi. Nous attaquons la descente en direction du Fort Faron où Philippe et Bernard ont prévu de faire la pause repas.
Mais un incident fâcheux va hélas venir ternir notre journée. Philippe nous a averti d'être prudents car la descente vers le fort Faron est assez raide et caillouteuse. Malheureusement notre amie Dominique chute et se tord la cheville. Nous pensons à une entorse. Elle ne tient plus sur son pied droit. Nous décidons de nous arrêter là pour prendre notre repas. Nous sommes juste à côté de la route, aussi Claude part immédiatement chercher sa voiture garée au mémorial. Comme Dominique ne peut plus marcher, dès que Claude est de retour ils redescendent pour aller aux urgences de l'hôpital Sainte Anne situé juste au pied du mont Faron. Nous apprendrons dans l'après-midi qu'en fait d'entorse, la pauvre Domi est affligée d'une fracture double, une à la malléole interne, une à l'externe. Elle va être obligée de subir une intervention chirurgicale avec mise en place d'une plaque.
A l'heure où j'écris ces mots, je viens d'apprendre qu'après l'opération qui a eu lieu hier soir, elle vient de rentrer chez elle.
Après notre repas, nous poursuivons notre descente vers le fort Faron. Sur le chemin, nous découvrons quelques jolies fleurs, des anémones hortensis ou des jardins. Leur floraison ne débute normalement que courant février. Or nous ne sommes même pas à mi-janvier, elles ont un mois d'avance. Nous avons sous les yeux une nouvelle preuve du réchauffement climatique. En attendant, j'offre virtuellement cette fleur à notre amie Dominique en lui souhaitant tous mes vœux de guérison rapide.Nous arrivons bientôt aux abords du fort Faron qui appartient de nos jours à Toulon Métropole. On y organise des manifestations culturelles. Notre association l'a utilisé, il y a de nombreuses années, pour y effectuer un Congrès Régional qui est resté dans les mémoires du fait de son emplacement pour le moins original.Sur le chemin du retour, nous passons auprès d'un impluvium, une citerne de récupération des eaux pluviales entourée d'une enceinte de protection fortifiée garnie de meurtrières. Tout au long de notre randonnée du jour, nous avons pu constater l'importance stratégique de l'emplacement du mont Faron pour la protection du port militaire de Toulon.
Nous passons ensuite devant une maison isolée construite dans un style militaire. Une plaque commémorative a été placée sur un de ses murs en mémoire d'Emile Vincent, sous-inspecteur des eaux et forêts qui a été à l'origine du reboisement du Faron. Entre 1865 et 1882, on y a replanté 364 hectares de pins d'Alep. André profite de l'endroit pour nous retracer l'historique de cette replantation. Avant de retourner au parking, nous n'hésitons pas à effectuer un léger détour afin de nous rendre sur un lieu incontournable de la visite au mont Faron, la "Croix Radieuse du Point Sublime" sur le sentier des Aubépines. Cette dernière visite conclut en beauté cette sortie qui aurait été parfaite sans l'accident survenu à notre amie Domi à laquelle nous souhaitons, une fois encore, un prompt rétablissement. Je remercie bien évidemment Bernard et Philippe pour l'organisation de cette journée.