15 janvier, 2024

LES FOURS A CHAUX DE CARQUEIRANNE ET LE MONT DES OISEAUX

Ce dimanche, Ce sont nos amis Philippe et Bernard qui mènent la randonnée du jour. Nous nous retrouvons 33 sur le parking du cimetière de Carqueiranne. Parmi les participants sont venus 7 adhérents de la section de Toulon Port la Montagne. C'est une première pour une randonnée dominicale. Philippe nous fait un petit briefing avant le démarrage.

  Et c'est le départ.
Vu le nombre, un premier regroupement se fait à proximité d'un ancien plan d'eau asséché.
Sur le flan sud de la colline de la Sabatière nous découvrons les premiers anciens fours à chaux que la commune de Carqueiranne est en train de restaurer.

Puis nous attaquons la montée en direction du Mont des Oiseaux.
Une antenne en concrétise le sommet à 304 mètres d'altitude.
J'en profite pour faire des photos de Bernard et Philippe nos deux organisateurs.
Le sommet du Mont des Oiseaux offre un point de vue exceptionnel sur la presqu'île de Giens dans son intégralité.
Mais un vent frais souffle sur les hauteurs nous obligeant à redescendre trouver un endroit abrité pour y effectuer notre repas de midi.
Un téléphone portable, une petite enceinte Bluetooth, il n'en faut pas plus à Pascale pour organiser une farandole durant la pause.
Cet épisode ludique est suivi d'une improbable démonstration de danse sur le ballet du Lac des Cygnes.

Sur le chemin du retour, un passage forestier sous le flanc est du Mont Paradis évoque étrangement un paysage de jungle.
Nous retrouvons plus loin les vestiges de fours à chaux.
Un petit détour sur le chemin nous permet de découvrir une grotte artificielle qui n'est autre qu'une ancienne carrière de prélèvement des pierres calcaires nécessaires à la fabrication de la chaux.
Sur la fin de la randonnée, le sentier qui domine Carqueiranne nous offre encore quelques beaux panoramas sur ce paysage méditerranéen que nous envient les visiteurs.
Merci encore à Bernard et Philippe pour la belle sortie qu'ils ont organisée.

Retrouvez des informations sur les fours à chaux de Carqueinanne site le site internet dont je vous donne l'adresse :

Notre randonnée faisait une distance de 11 km pour un dénivelé cumulé d'environ 400 m.

08 janvier, 2024

NOUVEL AN 2024 DANS LE CHAMPSAUR

 Dimanche 31 décembre, une fois de plus nous nous retrouvons dans le Champsaur à Pisançon, petit village non loin de Saint Bonnet, pour y passer notre réveillon de la Saint-Sylvestre au gîte "l'Aventure" tenu par notre hôte et ami Fabien.
Pas de chance, hier encore, il faisait beau, mais ce matin il pleut. 
En début d'après-midi, comme le temps n'a pas l'air de s'améliorer, nous décidons, Régine, Michèle et moi de sortir quand même pour aller faire des photos dans les environs.
Ici les paysages sous la pluie ne sont pas tristes. La nature nous offre des couleurs magnifiques si on sait les saisir.
Au détour du chemin nous découvrons une ancienne ferme abandonnée. Sous le ciel bas, son aspect semble inquiétant et mélancolique.
Même la végétation torturée est en harmonie avec le lieu.
Michèle part à la recherche des fantômes qui certainement hantent l'étrange bâtisse.
La soirée du Réveillon commence par un copieux apéritif.
Cette année, nous ne serons que 18 à finir l'année ensemble. Nous faisons une photo des dames.
Le chef n'est autre que l'illustrissime Comte de Montecuistot. Tout le repas a été préparé par ses soins. Ne dites pas "bouffe", il n'aime pas ça.
Après la bouf... euh non ! je voulais dire le banquet, nous descendons sous la maison où se trouve la salle de bal. Je n'ai guère de photos à vous présenter car je suis le DJ de la soirée et par conséquent très occupé.
Lundi 01 janvier 2024, l'année commence en beauté. En ouvrant les fenêtres, nous découvrons que le ciel est bleu au dessus des montagnes.
Nous allons pouvoir effectuer notre balade traditionnelle du premier de l'an, la chapelle de Pétètes.
Dans le fond, le pic Ponsin et le Bec de l'Aigle forment une muraille impressionnante sur le côté Est du massif du Dévoluy. 
Nous pénétrons dans une épaisse forêt de bouleaux avant de ressortir plus loin dans la prairie.
Nous atteignons enfin la chapelle de Pétètes qui tient son nom de curieuses figurines naïves qui parsèment sa façade. "Pétète" veut ici dire "poupée". Elle a été édifiée en 1743 par un maçon charpentier du nom de Jacques Pascal qui l'aurait ornée de ces étranges statuettes aux yeux perpétuellement étonnés représentant des saints.
Après la chapelle nous continuons notre chemin et passons par le village de Charbillac avant de redescendre vers Pisançon. Au loin, le soleil couchant couronne d'or le Pic de l'Aiguille.
Mardi 02 janvier, il fait de nouveau mauvais. Nous allons tout de même sortir car 6 personnes repartent déjà demain et elles veulent aller se balader malgré le pluie qui s'est remise à tomber. Direction, la Chapelle en Valgaudemard dans la vallée du même nom. Au programme, les Oules ou Oulles du Diable, les deux se disent. "Oule" en patois veut dire "marmite". A La Chapelle, la pluie se transforme en neige. Une courte mais rude ascension rendue relativement périlleuse par le sentier gelé, nous permet d'atteindre le hameau des Portes.
Il règne ici une atmosphère glaciale.
Il n'y a personne dans le village. Pourtant l'expression "il n'y a pas un chat" ici ne s'applique pas.
Pour atteindre les Oules, il faut quitter la route et par un étroit sentier descendre au niveau du Pont du Diable, édifice gallo-romain qui enjambe le tumultueux ruisseau de la Navette et y a creusé dans le roc un impressionnant canyon.
Heureusement, malgré son âge, la construction est solide.
Sous le pont le cours du torrent est impétueux. Il parait que c'est pire au printemps quand arrive le dégel.
De retour au hameau des Portes, nous pouvons au passage admirer une maison au toit de chaume, ce qui est rare dans la région.
De retour à La Chapelle, la neige redouble. Il nous faut trouver un abri pour manger. Finalement, nous découvrons un débarras sous une maison où nous nous installons. Si nous étions plus près de l'Italie, nous pourrions penser que nous sommes un groupe de réfugiés venant de passer illégalement la frontière.
Le massif de l'Aulan qui nous domine au nord est tout embrumé.
Mercredi 03 janvier, ce matin le ciel est mitigé, mais il parait que ça va s'améliorer. Il ne nous en faut pas plus pour partir randonner. J'ai, hier soir, tracé sur mon téléphone un sentier facile d'environ 12 km qui va nous permettre de découvrir sans effectuer trop de dénivelé le paysage champsaurin. C'est sous un curieux ciel de traine que nous démarrons la balade dans la "banlieue" sud-est de Saint Bonnet.
Une petite route nous amène à proximité du château Daillon, un édifice datant du moyen-âge mais refait en 1603. Sous ce ciel hivernal, le château a des allures de manoir hanté écossais.
Les cartes postales de ce château sont rares. J'en ai trouvé tout de même une très ancienne.
Le ciel s'éclaircit. La brume qui s'élève du Drac donne au paysage une apparence éthérée.
Nous arrivons bientôt au petit lac de l'Aulagnier, plan d'eau artificiel destiné à l'irrigation, récemment aménagé pour le tourisme comme je l'apprendrai le soir même par Fabien qui en a été l'un des instigateurs. Une fine couche de glace donne un aspect argenté à la surface du réservoir.
De l'autre côté du lac les montagnes s'y reflètent comme dans un miroir.
Vers midi, nous atteignons le village de Saint Julien.
Après une courte remontée dans un bois de hêtres, nous effectuons notre pause repas dans un champ pas trop humide.
Nous n'allons pas trop nous y attarder car le soleil s'est voilé durant notre collation et la température a immédiatement chuté. Plus loin le hameau du Chanet nous réserve quelques surprises "postales". Ici des habitants ont choisi des endroit plutôt insolites pour y installer leur boîte à lettres. Bel exemple de reconversion.
La poste n'est pas en reste. Voici une boîte qui date. Il est indiqué que la levée est effectuée le mercredi, oui mais de quelle année ?
Après la rando, une potée du Champsaur nous revigore.
Jeudi 04, enfin une belle journée commence. Hier nous avons été rejoints par notre amie Alice que j'appelle depuis très très longtemps, Choupinette. Et pour elle je suis Nounou. Passons ! Aujourd'hui, nous allons randonner du côté d'Ancelle. La montée par la piste vers le col de Moissière va s'avérer épique. La pente sur le versant nord ne voit pas le soleil de l'hiver. Le chemin relativement raide est gelé. Certains, dont je fais partie, possèdent des crampons adaptables sur les chaussures de randonnées. Ils vont les installer avant d'attaquer la montée. Ceux qui n'en possèdent pas vont regretter de ne pas en avoir. L'ami Paulo par exemple en est dépourvu, et ses chaussures sont vieilles. Leurs semelles sont usées. Il va chuter deux fois dans la montée, mais c'est plus tard au retour qu'il va nous faire peur. Mais nous n'en sommes pas encore là. Cahin-caha nous arrivons au col.
Nous effectuons ensuite le tour du Faudon par son versant sud qui offre une vue imprenable sur la vallée à l'est de Gap jusqu'au lac de Serre-Ponçon qui miroite au loin sous la montagne du Grand Morgon. A l'ouest, derrière la barrière naturelle du Dévoluy, domine de ses 2709 mètre l'imposant pic de Bure. Il est pourtant relativement loin, mais nous parait tout près.
Écrasé par la montagne, le Chapeau de Napoléon, qui domine Gap, parait minuscule.
Le temps aujourd'hui est quasiment printanier. Nous souffrons presque de la chaleur dans la montée en cette fin de matinée.
Vers midi nous atteignons enfin le petit lac du Faudon sur la rive nord duquel nous allons faire notre pause repas sur une pente herbeuse très ensoleillée.
Le plan d'eau, malgré une température plutôt clémente, est entièrement glacé.
Après la sieste (oui c'est la première fois du séjour où nous pouvons la faire) nous continuons notre montée jusqu'à la Croix de Saint Philippe qui domine le secteur de ses 1706 mètres d'altitude. Mises à part Choupinette, seuls ceux qui possèdent des crampons vont en faire l'ascension.
Le sentier qui y mène est très minéral. En cette saison, il faut rester prudent et vigilant pour l'emprunter. Philippe n'ira pas à Saint Philippe. Un de ses crampons a cédé au début de la montée le contraignant à faire demi-tour. Seuls Dominique, Claude, Choupinette et moi vont atteindre la croix.
Sur le chemin du retour au col de Moissière, nous effectuons une courte halte à la crête de Auréous où une table d'orientation a été installée.
Après le col, c'est la redescente vers Ancelle par le même chemin glacé qu'à la montée. C'est là qu'un drame est évité de justesse. La piste qui descend domine le torrent de Rivaou. Paulo qui, je le rappelle, est très mal chaussé, descend un peu trop vite oublieux des soucis qu'il a eu lors de la montée de ce même chemin. Il est juste devant moi, lorsque inévitablement il dérape et perd l'équilibre. Cela aurait pu être anodin, voire prêter à rire s'il avait été du côté talus du sentier. Or au moment de sa chute il se trouve côté ravin. Il tombe, bascule sur le côté droit et disparait dans le précipice très abrupte à cet endroit. Je fonce, craignant le pire. Heureusement, une souche a stoppé sa chute cinq mètres plus bas, sinon il aurai dévalé jusqu'au torrent quelques cinquante mètres en dessous. Il a l'air sonné mais apparemment pas blessé . Je lui demande s'il va bien. Il me fait signe que oui et entreprend aussitôt de remonter sur le chemin. Sauf qu'il n'y arrive pas. Dès qu'il fait un pas sur la pente raide, il glisse et redescend d'autant. Je lui demande de me tendre son bâton de rando et de s'y agripper afin que je l'aide à accomplir son ascension. Entre temps Philippe est arrivé à notre hauteur. Nous ne serons pas trop de deux pour parvenir à le sortir de ce piège glacé. Paulo saigne à la tempe et il est aussi atteint à l'arcade sourcilière, mais à par ça, il a l'air d'aller bien sauf qu'il est choqué. Même s'il ne l'avouera jamais, je pense qu'il a eu peur.
Je vais rester avec lui comme une nounou (c'est normal puisque je suis Nounou !) durant tout le reste de la descente, côté talus cette fois-ci. Il retombera encore une fois mais sans gravité, sans compter les autres moments où je le retiens avant qu'il ne se retrouve le cul par terre.
Arrivé aux voitures, je le confie aux infirmières de service qui le soignent promptement et l'engueulent un peu aussi devant son imprudence. Je lui signale que s'il avait été seul, il n'aurait jamais pu remonter sur la piste et aurait peut-être passé la nuit dehors. Je vous laisse imaginer en cette saison. Enfin plus de peur que de mal. Nous allons finir l'après-midi chez Valérie et Olivier, les propriétaire de la brasserie d'Ancelle afin d'y déguster une bière VO régénératrice.
Dehors le coucher de soleil est magnifique. le ciel est tout rouge. Le proverbe dit que "le rouge du soir sèche le trottoirs", eh bien le proverbe dit des conneries, car le lendemain va être la pire journée de notre séjour, en même temps que la dernière.
Vendredi 05 janvier, il a plu toute la nuit et ce matin c'est pareil. La neige se met même à tomber nous obligeant par prudence à remonter les voitures en haut du village afin de nous éviter la corvée de mise en place des chaînes demain matin.
Pour le dernier soir, Fabien nous a préparé une raclette aux fromages du Champsaur... et aux charcuteries locales aussi !
Voilà, le moment du retour et des adieux est déjà arrivé. Mais nous promettons de revenir bientôt. On est si bien à Pisançon. Un grand merci à Fabien Ferraro pour son accueil toujours aussi chaleureux. J'en profite pour remercier aussi tous les participants et particulièrement Pierre, le Comte de Montecuistot, pour son investissement le soir du réveillon.
Pour plus d'informations sur le Champsaur, voici l'adresse du site "La Mémoire du Champsaur":
Je vous donne aussi l'adresse du site du gîte l'Aventure :